Le blog quotidien - non hétérophobe - de
Silvano Mangana (Louis Arjaillès, aussi). Maison de confiance depuis 2007.


Tombe, Victor !

Tombe, Victor !
" Tendre, émouvant, ensoleillé, universel "

jeudi 17 août 2017

Andrew nu

Andrew, danseur, par Matthew Kulisch

Un bout de lui

Oui oui, j'ai bien labellisé "érotiques".

Trente-cinq minutes de paix



L'un des plus grands de l'histoire du piano et un grand chef d'orchestre en devenir.
Trente-cinq minutes, c'est si court.
D'autant qu'il s'agit d'une rareté.
En effet, Sviatoslav Richter, dont le répertoire était très étendu, a fort peu joué Mozart.
Quand on le lui faisait remarquer, il répondait que sa consœur et compatriote, la grande Maria Yudina l'interprétait mieux qu'il ne le ferait jamais.
Cette captation de l'ORTF, en 1966, est donc à ranger dans les incunables de notre mémoire musicale.

Bien sûr

Lui aussi est un ange.
Un vrai de vrai.

Mobilier urbain

 Reykjavik (Islande)

mercredi 16 août 2017

Ne portaient ni culotte, ni bottes de moto

Chevauchons !
Époque et auteur indéterminés

Ce cher Nicholas

Nicholas Hoult juste avant A single man de Tom Ford. Photo de Kai Z Feng

"Summertime" : en salles aujourd'hui



Maria et Marco, deux ados italiens, décident d'aller passer une partie de l'été à San Francisco où ils sont accueillis chez un couple gay à peine plus âgé qu'eux. Au cours de ces quelques jours, ces quatre jeunes gens issus d'univers différents remettent en question leurs certitudes et se lient d'une profonde amitié...

Brando Pacitto, Joseph Haro, Matilda Lutz, Taylor Frey
On peut attendre le meilleur de Gabriele Muccino (Juste un baiser).
On ira voir, donc.

Call me by your name


mardi 15 août 2017

Cherchez l'intrus

Will Moterlle, Renato Nicoli, Francisco Rath, 
Filipe Hillman et Anderson Weisheimer par Jeff Segenreich

Incertitudes

Photo Igor Pjörrt
- Et on fait quoi, après, sinon ?
- Bof, j'sais pas... Un scrabble ?

La Sapienza*

Synopsis

Alexandre Schmid, architecte brillant en panne d'inspiration, part en Italie pour y trouver le renouveau artistique et spirituel. Il veut y étudier l'oeuvre de Francesco Borromini, qui fut le rival de Bernini. Sa femme Aliénor, dégoûtée par la grossiéreté de la société et triste du manque de passion dans son couple, l'accompagne. A Stresa, ils croisent la route de Goffredo, un jeune homme qui se lance dans des études d'architecture, et de sa soeur, la fragile Lavinia. Cette rencontre bouleverse leurs plans...



On peut, dans un premier temps être désarçonné par le ton des dialogues, très "cinéma d'auteur", comme le furent dans le passé les spectateurs des premiers Truffaut ou des films de Robert Bresson, aujourd'hui considérés comme des chefs-d’œuvre.
Mais tout amateur d'art, ou tout simplement de beauté, appréciera ; au moins pour les images des édifices baroques de Turin et de Rome, que pour la musique de Monteverdi.
Oui, che bellezza !


La remarquable photographie de Raphaël O'Byrne permet de voir d'un autre œil ce qu'en visiteur lambda bousculé nous avions admiré. Ce n'est pas l'un des moindres mérites du film 


* Que l'on peut traduire par "le savoir qui mène à la sagesse".

Brises


Comme d'habitude, je lis plusieurs livres à la fois, à des périodes différentes de la journée puisque j'ai la chance de bénéficier de longues vacances.
Un "gros roman" de Dominique Fernandez, La société du mystère, passionnants "mémoires" du peintre  Agnolo di Cosimo, dit Le Bronzino, et une petite merveille dénichée près du Palais Royal : un recueil intitulé Italia magica, des nouvelles choisies et compilées en leur temps par le critique littéraire Gianfranco Contini, décédé en 1989. Plusieurs auteurs italiens s'y succèdent et non des moindres (Moravia, Zavattini, Baldini...), et je découvre, sur la quatrième de couverture ce qu'en dit... Dominique Fernandez (!) : "Admirables nouvelles... C'est le parfum d'une Italie oubliée que nous fait respirer Italia magica, à travers une pléiade de grands écrivains". En musée des petites horreurs, cette succession d'histoires parfois kafkaïennes est un régal. Ou "un regalo". 

Bronzino : portrait d'homme avec statuette (entre 1545 et 1555) Musée du Louvre

lundi 14 août 2017

Sieste estivale

Photo Michael Magin

Cocorico et fouloulou !


Kevin Mayer : une belle Médaille d'or pour l'athlète français.
Il est beau notre champion du monde de décathlon, non ?
Pour une fois, je me sens très "sport".



En 2010 (Championnats du monde junior)


De retour chez les fous

Hôtel proustien



Je vous jure que je n'en fis pas usage.
L'ayant largement mérité, je me suis offert, pour ce séjour en solitaire, six nuitées dans ce "Park-Hôtel Laurin" idéalement situé dans le centre historique de Bolzano/Bozen, à deux pas de la "stazione"mais à distance suffisamment raisonnable pour que jamais le bruit d'un treno regionale ou celui de la Freccia Rossa (l'équivalent de nos TGV, désigné en terme beaucoup plus poétique) ne vienne troubler la quiétude des lieux.
Cet hôtel d'allure proustienne est une ville dans la ville : on pourrait y séjourner sans jamais s'aventurer en ville. Si l'édifice a été conservé tel qu'il fut lors de son inauguration, en 1910, il s'est progressivement adapté à l'évolution de notre civilisation. On peut se poser en divers lieux, dans le parc, près du bar d'été, sur la terrasse qui donne sur la via Laurin, dîner au restaurant réputé que l'on déplace en extérieur pendant la belle saison, ou, chaque jeudi, se rendre à l'aperitivo généreux (10 euros le buffet, somptueux !).
On peut se poser en divers lieux...
Celui auquel je participai se tint en les murs pour cause de pluie, mais le cadre et la musique (du jazz, pour beaucoup) distillée par un D'J qui veillait, c'est rare, à ne pas laminer l'ouïe des convives, permirent deux heures euphoriques, le serveur m'ayant déniché "un' tavolino" fort bien placé pour me permettre d'avoir une vue panoramique sur les hôtes de la soirée, tablées italiennes à peine bruyantes avec de belles personnes, famille allemande élégante, de la jeune "mutter" et du "vater" sympathique et bien fait de sa personne aux deux fillettes échappées des Malheurs de Sophie, jolies comme tout, sages, ravies, apparemment, d'avoir droit, exceptionnellement, je le présumai, à un Coca Cola de fête. Le serveur en salle, sexagénaire, doit faire partie du personnel depuis des lustres (au passage, ceux qui ornent les plafonds en fresques sont magnifiques).
Cet homme affable, avec lequel on sympathise forcément, est à observer : il fait diligence sans jamais se départir de son sourire ; sa démarche frise le comique : comme montées sur roulettes, les jambes se téléguident de place en place, évitant les obstacles, pendant que le reste du corps semble rigidifié pour compenser la vélocité des membres inférieurs et garder une dignité de bon ton.
Il ne manque jamais, même aux heures de pointes, de s'arrêter à votre niveau pour s'enquérir que "tutto bene ?" et, sur votre assentiment, reprend sa course apparemment rassuré comme si vous veniez de lui dire que vous venez d'échapper à la mort.
Jubilatoire.
Ici, on parle allemand, italien, et anglais. Le Français semble être devenu une langue morte, comme c'est malheureusement le cas dans la plupart des contrées.
Je disais, il y a peu, que je m'apprêtais, voyant les images de l'hôtel, à y croiser moult vieilles dames à petit chien. L'un des ascenseurs (photo) étant équipé de barres d'appui et d'une banquette où se reposer pendant la minute et demie nécessaire pour gagner le cinquième étage où je résidais. Je vous jure que je n'en fis pas usage.

Un mec canon


Quelque idée de cette vision fugitive...
Je déplorais, l'autre jour, ici-même, l'absence d'anges à mon (à notre ?) goût au hasard de mes pérégrinations. J'en croisai un, vendredi matin, sur la Place Walther (du nom d'un poète-troubadour du moyen-âge : une ville qui honore, en son centre, un saltimbanque, est digne d'éloges !), une spectaculaire apparition, comme pour démentir ma première impression. Le garçon doit aller sur ses dix-huit ans, tout au plus, porte une petite casquette vissée légèrement de biais sur ses cheveux coupés courts, une discrète boucle d'oreille, à droite, un visage aux traits fins, pas de barbe (bien sûr !), un polo, un short de belle coupe bien au-dessus des genoux, des baskets immaculées, un corps presque trapu, de taille moyenne, donc, le muscle sec, le bronzage sans excès, l'émotion !
Mais voilà, le pas est vif, un rendez-vous sans doute, et ne me laisse pas le temps d'élaborer un stratagème pour l'arrêter et le photographier comme j'en ai, hélas, perdu l'habitude. La fulgurance se perd dans la foule, j'écarquille mes yeux à en décoller la rétine, pfuit, l'oiseau s'est envolé. 
La photo qui illustre ce paragraphe peut donner quelque idée de cette vision fugitive. En moins bien, toutefois.     

Un Italien gentil parmi d'autres


Pour vous, un euro, Signore !
Samedi dernier, je reprends le train vers Milan, avec changement à Vérone.
À la "Stazione Centrale" milanaise, j'ai largement le temps de prendre la navette qui me conduira à l'aéroport Malpensa.
Au passage, si vous vous rendez en cette ville, le train "Malpensa Express" n'est pas à conseiller : prenez plutôt l'un des nombreux bus (plusieurs compagnies en concurrence) qui font la navette. Vous économiserez cinq euros, et vous arriverez plus vite !
Près de la file de bus, je m'installe à une terrasse où je commande au tenancier une simple "acqua frizzante". On remarquera, au passage, qu'en Italie, et quelque soit le lieu, l'eau minérale n'est pas vendue au prix du Champagne, comme trop souvent dans les cafés français.
De même, au restaurant, on ne vous fera pas la gueule si vous ne commandez qu'un plat. À Bolzano, vendredi soir, au "Cavallino bianco" (recommandable !), j'ai dîné d'un délicieux goulash garni d'une crémeuse polenta, que j'accompagnai d'un quart de litre d'un excellent "Pinot bianco" (à 2 euros cinquante !) et d'une bouteille d'eau gazeuse, et, pour conclure, une copieuse coupe de "fragole" (fraises, mon péché mignon) pour une addition de vingt euros !
Mais revenons à ma terrasse de la gare de Milan : un trio de jeunes Français a pris place à la table voisine. Deux filles, et un garçon qui ressemble, si ce n'est les cheveux bruns, à mon petit voisin G2. Le sixième sens faisant son oeuvre, je ne suis guère surpris d'entendre l'une des donzelles relater la super soirée qu'elle a passée avec le garçon dans un club où... elle était la seule fille.
Au moment de passer commande, le garçon a beaucoup de mal à demander une bouteille d'eau : il ne parle pas la langue locale, et sa prononciation de "water", en anglais est des plus hasardeuses. Mes rudiments d'Italien me permettent donc de traduire à l'aimable serveur (le patron, sans doute, on le verra), les desiderata du jeune homme, mignon au demeurant.
Au moment de régler l'addition, le "cameriere", m'annonce que je dois... un euro !
Devant mon étonnement, il me dit : "Normalement, c'est deux euros, mais vous avez servi d'interprète, et je vous trouve très sympathique."
Et certains ne comprennent pas mon engouement pour l'Italie ?!
Trois heures plus tard, j'arrive à Orly où je suis surpris par la grisaille, la pluie et les ronchonnements.
J'avais été conquis par un film, La Sapienza, qui m'avait donné envie de découvrir Turin.
Ce sera chose faite début septembre.

 C'est l'une des plaques scellées dans le trottoir, devant l'hôtel, en 2010, pour son centenaire.
Je reviendrai très prochainement sur le rapport qu'entretiennent les habitants (et les autorités) du Trentin Haut-Adige avec la musique dite "classique", Bolzano accueillant actuellement en résidence les membres du GMJO.
Rien à voir avec les JMJ : je vous en parle très bientôt.
La photo de l'ange et celle de la bouteille d'acqua frizzante ne sont pas mon œuvre.

dimanche 13 août 2017

Entre amis

Voilà, c'est ça, Paris :
la promiscuité !

Un certain sourire

Bon dimanche !
 Je viens tout juste de rentrer. 
Je serai plus prolixe demain.

Fautes de frappe

C'est très gentil à la municipalité de Bolzano/Bozen de m'avoir fait citoyen d'honneur et d'avoir baptisé de mon nom une très belle place.
Mais, dans la précipitation, le graveur a quelque peu estropié mon patronyme.
Après cette trop courte semaine, je ne peux leur en vouloir.


J'ai encore quelques petites choses à vous narrer sur ce séjour.
Demain.

samedi 12 août 2017

Pas vus, pas pris ?


Oui, la mer, bien sûr...


Cadeau : un air frissonnant



J'évoquais dans mon long billet d'hier cette Aria, extraite du Philemon und Baucis de Haydn, entendue lors d'un concert mémorable à Bolzano mercredi dernier.
J'aime beaucoup cette interprétation de Magnus Staveland.
J'ai oublié de dire, hier, que pas une seule quinte de toux, pas un seul toussotement, n'étaient venus troubler ce concert estival. Miraculeux.

Je rentre ce soir à Paris, à regrets.



vendredi 11 août 2017

Flux et reflux


Sous un orage dantesque, ici, je ne les envie même pas.
Presque pas.

Auprès de mon arbre


Rome... antique


Photos d'une époque où, pendant les fortes chaleurs, les ragazzi se baignaient dans le Tibre. Dans les fontaines, des Romains de tous âges n'hésitaient pas à piquer une tête dans le plus simple appareil.
Ci-dessous, c'est dans la fontaine du Lungotevere, à hauteur de l'Aventin, proche de l'ancien temple de Vesta.
Une rareté.


Bolzano | Bozen : de ci, de là (mais pas cahin-caha)

Éléments of cimes


De justesse !
Je ne sais pourquoi, hier après-midi, comme je me proposais de tenter le téléphérique qui permet d'aller tout là-haut caresser les nuages, encouragé par un soleil généreux, un accès soudain de flemme me fit changer d'avis et je me dirigeai vers l'hôtel pour y déposer cette page de mon carnet de voyage.
Sitôt dans ma chambre, voilà que les foudres de Zeus (j'évite le nom romain pour ne pas froisser les "insoumis" qui me liraient) se sont abattues sur cette charmante cité alpestre où je musardais peu de temps avant ce déchaînement intempestif.
M'imaginant balloté dans la cabine, si ultra-moderne qu'elle fut, je n'ai pas regretté d'être venu nourrir mon journal quotidien.
De plus, pour bercer mes cogitations, j'ai trouvé que la télé de l'hôtel permettait d'accéder à "Rai radio classica" qui m'offre du Schubert, du Debussy, et même du Paolo Conte interprété par une chanteuse lyrique.



Tyrol féchone*







Cette boutique chic des "Portici", rue bordée d'arcades bien pratiques quand il pleut, expose, outre des vêtements plus passe-partout de bonne facture, cet ensemble qui revisite le costume local.
On rêve de ce que l'on pourrait mettre dedans.
* En anglais, "fashion". 











Lecteur


Ne désespérons pas : dans chaque ville où je trimballe mon élégante silhouette (eh, c'est mon blog !), je finis toujours par trouver un jeune homme n'appartenant pas à la multitude des accros à l'écran tactile.
Celui-ci lisait un gros volume, assis sur un banc de la promenade qui borde le  parc de la Talvera, où l'on peut folâtrer dans l'herbe fraîchement coupée (ah, ce parfum), bercé par les flics, les flacs, et les flocs du torrent du même nom ; lequel, en fin de course, ira se vautrer dans les eaux moins limpides de l'Adige.
Un garçon lisant, il est content le blogueur !


Sinon, j'ai bien observé : les piétons marchent bien à droite pendant que les cyclistes roulent à gauche. 
Ach, la dizipline !

 

 

Concert foudroyant


Chaque été, je m'efforce d'assister à un concert sur mon lieu de vacances. Une malédiction s'acharnait jusque-là, qui m'attirait en des lieux où je n'aurais jamais dû mettre les oreilles : l'an dernier, un concert en plein air, à Palerme, me fit prendre le large à l'entracte avec mon compagnon de voyage qui ne demandait pas mieux. L'année précédente, à Catane, j'eus à subir, dans la plus sublime aria du Requiem de Rossini, la méforme d'un ténor qui manqua s'étrangler dans les notes le plus aigües de ce chef-d’œuvre de l'inventeur du tournedos de luxe ('y a du foie gras). 
Le concert de Bolzano fut heureusement tout autre.
L'influence autrichienne sur la culture musicale de la région s'y fait sentir avec bonheur, et je fus épaté de l'excellente tenue de la formation dénommée Academia d'archi di Bolzano (orchestre à cordes du patelin), d'un niveau que beaucoup de phalanges françaises de villes plus importantes peuvent lui envier. Mais, comme je le disais, on est en terre semi-germanique, et il est des pays où la musique tient une place (par la culture et l'éducation) à nulle autre pareille.
Cette formation accueillait pour l'occasion un formidable ténor, Bernhard Berchtold, que je n'ai jamais vu à la téloche, mais qui écrase le Vincent Niclo qu'on nous assène d'habitude quand on veut faire "culturel qui fait pas fuir le chaland" .
De plus, en cours de programme, il nous chante cette Aria du Philemon et Baucis de Haydn que j'aime tant, à faire pleurer une ganache comme le je-sais-plus-quoi de Villiers, frère de l'autre.
Invité également, un certain Johannes Hinterholzer qui joue divinement du cor, notamment dans le Concerto pour cor et orchestre K417 du voisin de Salzbourg, Monsieur Mozart.
Je découvre une Symphonie de Rosetti (1750/1792), enlevée, joyeuse, réconfortante, et le concert se termine par la Sérénade pour ténor, cor et cordes de notre frère en gayté Benjamin Britten, sublime !
Plafond de verre, un vrai !
Détail d'importance, le concert se déroule sous les coups de tonnerre et les éclairs que le plafond de verre (un vrai, celui-là) du Castel Mareccio, nous permet d'apprécier, en lumières psychédéliques non invitées mais bien venues.
La pluie se calme pour me permettre de rentrer à l'hôtel après une intéressante discussion avec Marco Mandolini, le presque bien nommé, qui est premier violon dans l'orchestre régional, qui doit être de très haut niveau si je me réfère à la qualité de la "petite" formation entendue ce soir.
À défaut d'autre chose, je m'envoie, en rentrant, deux croque-monsieur sur l'une des terrasses de l'hôtel.

Les croque-monsieur, c'est bon, mais...




jeudi 10 août 2017

Ma pool

J'ai rêvé d'un voisin de transat du même genre.
Las, la piscine de mon hôtel n'accueille que des
familles, disciplinées parce que teutonnes, et des minettes largement sexagénaires.

Quel calme !


Les hordes touristiques de Venise, Rome, ou Florence, semblent vouloir, pour l'instant, limiter leurs déferlements à ces trois cités "in-con-tour-na-bles", comme on dit.
Il faut dire qu'un séjour à Bolzano et dans la région se mérite : le train qui vous y mène depuis Vérone prend son temps, faisant de brèves haltes à chaque  gare du parcours et c'est bien : ici, on n'a pas, comme en France, supprimé ces stations qui permettent à tout habitant de ces villes et villages de rejoindre la destination de son choix, mais aussi d'être écologiquement en règle avec sa conscience.
Il faut donc deux heures et demie pour rallier Bolzano, en suivant l'Adige, de moins en moins boueux à mesure que l'on progresse vers les sommets.
J'ai, pour ma part, l'impression de retrouver la saveur du "voyage en train" ; les villages à flanc de montagne, les caprices du fleuve, les vignes, les cultures, les gens : tout cela m'enchante, réveillant ma curiosité, comme un tout petit enfant découvrant le monde.
Il y a, certes, des touristes en ville, germaniques en majorité, et peu de Français (ça repose !). Ils ne sont pas du genre à mettre à mal l'intégrité des sites, sachant ce que poubelle ou corbeille veut dire, si bien que les pelouses verdoient sans peine, que l'on peut marcher le nez au vent sans craindre l'accident, que les tags sont rares quand ils prolifèrent à Rome, provoquant mon dernier saignement de cœur.
En Haut-Adige, les visiteurs étrangers semblent évoluer sur la pointe des pieds : point d'éclats de voix, d'Américains ivres, de voitures vomissant leur "muzak" à fond la grosse caisse !
On notera aussi le petit nombre de pigeons : ces volatiles, dont les déjections ont considérablement érodé façades et monuments de tant de villes historiques, ne sont pas les bienvenus ici, où les autorités infligent de lourdes amendes à toute personne leur donnant pitance. C'est interdit à Paris, mais on doute que les décrets soient sévèrement appliqués.  

... un ange en goguette sur mon chemin ?
Il me faudra, semble-t-il, faire mon deuil de ces chasses visuelles qui agrémentent habituellement mes séjours.
À l'exception de deux ou trois "fils uniques" suivant mollement les directives de papa et maman, le tourisme est ici d'essence familiale : les anges que l'on y croise n'ont pas encore l'usage de leurs ailes. La barbe et les tatouages ont fait ici comme ailleurs des ravages, de sorte que les autochtones de vingt ans en paraissent au moins trente : à moins d'un miracle, je ne pense pas pouvoir rapporter de photos méritant le label Gay Cultes. J'ai donc recours, pour illustrer mes billets, aux images de mon iconothèque personnelle.
Une visite, tout à l'heure, du cloître des Franciscains et de l'église attenante, me permettra de faire un vœu pour que la divine providence mette enfin un ange en goguette sur mon chemin.

J'ai assisté à un concert hier soir : j'en parlerai demain, car je rentre tard et rédige mes petits billets futiles aux heures chaudes de l'après-midi pour le lendemain matin.
Ce concert a lieu au Castel Mareccio où l'on n'a pas accès facilement en temps ordinaire : c'est déjà bien.